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976

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Communauté de Terre Noire

#1 26-01-2019 20:18:13

Léliana
RPiste
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Chroniques d'une rousse

Vieilieu, comté d'Eolias, le 26 Coralgie de l'an de grâce 976

En ce funeste jour, mère nous a quittés. La fluxion de poitrine a été la plus forte. Comment en sommes nous arrivés là ? Il est désormais temps pour moi de coucher sur le papier l'histoire de notre famille. Ainsi, il est possible que les générations futures puissent en tirer quelque enseignement.


Mon nom est Léliana de Vieilieu. Et je suis née le troisième jour du mois d'Urqua de l'an de grâce 956. Mes parents, le Seigneur Anthas de Vieilieu et ma mère Lysiane décidèrent de me donner le nom de ma grand-mère.

Vieilieu a toujours été une petite bourgade sympathique. Malgré le rude climat, la vie était simple et relativement paisible. Cependant en 958, la famine a commencé à s'installer. Le seigneur Anthas, mon père, mourut lors d'une chasse afin de nourrir le peuple. Ce fut un choc pour notre domaine. Ainsi que pour moi. C'était un homme fidèle, droit, et juste avec le peuple.

"Souviens toi d'une chose ma fille. Donner des ordres ne suffit pas pour bien gouverner. Si  tu ne gagnes pas le respect du peuple, tu ne vaudras pas grand-chose toi-même" me répétait-il souvent.

Ses mots résonnent encore en moi, comme s'il les avait prononcés hier encore. Il fut désormais connu comme Arthas le Juste.

Ma propre mère était une érudite, avec une forte appétence pour l'apprentissage de nouvelles connaissances. En tant que régente, elle donna de son mieux pour améliorer notre ville.

A compter de mes quatorze ans, j'avais tendance à baguenauder un peu partout en ville et dans les forêts environnantes. Ce qui  causait pas mal de tracas aux gardes. Tantôt dans une boulangerie à harceler l'artisan de questions, tantôt dans la forêt à observer la nature. Même ma propre mère n'arrivait pas à me faire entendre raison. Je voulais à tout prix découvrir le monde et ses merveilles. Et c'est encore le cas aujourd'hui.

Cependant, en l'an de grâce 975, tout a changé. Une épidémie croissante a ravagé une bonne partie de la population. Les talents des médecins ont cependant permis d'éviter le pire. J'ai moi-même failli périr à plusieurs reprises de cette maladie.

Aujourd'hui, ma mère n'est plus. Mes cris et mes larmes n'y changeront rien. Bien que je pleure la disparition de la dernière membre de ma famille proche, je me dois de prendre la relève. Vieilieu doit redevenir aussi resplendissante qu'avant.

Puisse Navas nous aider dans cette tâche...

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