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Communauté de Terre Noire

#1 14-11-2018 19:10:35

Lejuste
RPiste
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La vie a la cours d'insohel

Le domaine seigneurial est en pleine essor. Les caisses sont remplis d'argents. De plus en plus de monde se rend dans cette charmante ville pour faire un pèlerinage, pour faire des achats. Mais très peu de monde vient dans cette ville pour  la culture.


Le pouvoir propose alors la création d'un theatre, d'un Odéon et d'un hippodrome pour rendre la ville plus festive. Afin d'assurer cela. Il lance un appel à travers l'île pour que tous les artistes viennent participer a l'embellissement de la ville.


La où se lève l'aube du Bien, les vieillards et les enfants périssent, le sang coule. Mais un vent nouveau se lève avec les Sphoniens.

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#2 27-12-2018 23:49:02

Cyane
RPiste
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Re : La vie a la cours d'insohel

Les feuilles avaient fini par tomber toutes, emportant avec elles les dernières forces de la troupe vagabonde dont faisait partie la jeune Cyane.

Lorsqu'ils atteignirent enfin Insohel, étape hivernale d'un périple incertain, le moral bas connut un regain dû à la perspective d'au moins éviter les attaques des bêtes et des hommes sauvages à l'abri de ses remparts. Ils s'étaient attendus à un accueil rude au vu de leurs tristes mines et de leurs hardes en piteux état, pourtant à l'annonce de leur commerce de saltimbanques on les avait laissé entrer sans trop rechigner. Ils apprirent rapidement que le seigneur des lieux s'était fait mécène des arts connus et invitait en sa cité les artistes de tous poils.

On les laissa installer leur camp en lisière d'une place, quelques roulottes et charrettes brinquebalantes en arc de cercle.
Tandis qu'elle participait à l'installation du campement, Cyane essayait de ne pas repenser à leur fuite depuis qu'ils avait quitté le Maître et Caspellis. L'avenir semblait bien bouché pourtant elle était la dernière à se laisser abattre. Bien des fois sa belle humeur et ses chants vibrants avaient réveillé les forces de ses compagnons pour les porter encore un peu plus loin.
Tout en disposant les branchages qui démarreraient le feu du soir, la jeune blonde lança quelques regards à l'imposant château seigneurial qui dressait ses murs non loin. On disait le seigneur solitaire et terrible mais elle avait appris à se méfier des ouï-dire. L'apercevrait-ils un jour ? Il ne devait pas beaucoup descendre dans les rues de sa cité pour se mêler aux gens du peuple.
A genoux, elle se pencha pour souffler sur la flammèche naissante. Bientôt tous purent se réunir autour d'une belle flambée, la première depuis longtemps où ils se sentaient un peu plus en sécurité que dans les paysages glacés des alentours.

Le silence régnait, c'est à peine si parfois l'un d'entre eux osait marmonner quelques mots à mi-voix. Les corps mis à rude épreuve peinaient à se détendre. En voyant les visages aimés de ses compagnons d'infortune, Cyane se redressa sans un bruit et commença à danser, sans musique. Elle sentait elle aussi le froid vif du début de l'hiver et pour cela ses mouvements se firent plus amples.
Des percussions timides et régulières se firent entendre dans un coin semblables au battement d'un cœur, au rythme des mouvements de Cyane. Un petit garçon aux cheveux broussailleux se précipita vers elle et l'accompagna de ses sautillements enthousiastes avant de retourner d'un couple d'adultes. Un à un les saltimbanques entrèrent dans la danse et une mélodie s'éleva autour du feu. De plus en plus puissant, fauve, les tambours exaltaient les humains à faire ce qu'ils connaissaient le mieux : oublier. Se réjouir, entrer en transe, communier des âmes pour ne plus penser aux épreuves passées et à celles qui se prépareraient le lendemain.

Au milieu des siens Cyane se sentait peu à peu portée par une frénésie mystique. Quand la musique atteint son paroxysme, elle éclata de rire et se mit à courir vers le foyer. Était-elle devenue folle ? Mais non ! Car au dernier moment elle sauta par-dessus les flammes et atterrit dans un sillage de cendres enflammées. D'un air bravache, elle se tourna vers un géant blond qui la regardait depuis le début et le défi d'un petit signe de la main de faire pareil.

La nuit commençait à peine, ils braveraient tous l'extinction des feux pour faire éclater leur joie de se retrouver en sécurité au pied du château de Jogar  en défiant dangereusement la gravité et montant toujours plus haut, plus haut au-dessus du feu.. !


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#3 29-12-2018 16:27:47

Lejuste
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Re : La vie a la cours d'insohel

Jogar était dans son bureau. Un garde frappa à sa porte pour lui communiquer une information.

Mon seigneur, pardonnez moi de vous dérangez dans votre travail. On vient de nous informer de l'arriver en ville d'un groupe de musiciens, de danseurs et peut-être, mais là il n'y a aucune confirmation, de conteur d'histoire. Ils sont dans l'un des espaces de verdures où nous faisons souvent des festivités mon seigneur.

Savez-vous combien ils sont ? Ce qu'ils proposent ?

Non seigneur, nous ne le savons pas. Tout ce que nous savons c'est qu'ils ont fait un feu, que certains danse et qu'il y a de la musique pour le moment.


Jogar était intrigué de la venu de ces artistes dans sa ville. Surtout chez lui, qui était considéré comme un paria par une grande partie des seigneurs de l'île.

Afin de ne pas influencer les artistes, et pour voir de quoi ils étaient capable, il décida de se déguiser en simple commerçant et d'aller voir ce qu'ils proposaient pour le moment. Il se dit qu'il fera cela à plusieurs reprises durant les prochains jours avant des les inviter à sa cour, enfin s'ils en valent la peine.


La où se lève l'aube du Bien, les vieillards et les enfants périssent, le sang coule. Mais un vent nouveau se lève avec les Sphoniens.

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#4 16-01-2019 20:52:05

Cyane
RPiste
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Re : La vie a la cours d'insohel

L'accueil s'avéra méfiant de la part de la population locale, mais pas malveillante pour autant. A force de patience et de menus services rendus gratuitement la troupe réussit à organiser une première représentation sur la place même qu'elle occupait. Il fallut pourtant se rendre à l'évidence que les quelques piécettes gagnées ne suffiraient pas à assurer la pitance de tous. Les citadins n'étaient pas à blâmer, simplement la saison froide ne se prêtait aucunement aux spectacles de rue.

Avec un soupir Cyane rabattit un pan de sa jupe longue sur ses chevilles. C'était devenu un toc, pour s'assurer qu'on ne puisse voir les chaînes à ses chevilles. Personne hormis Harod ne savait manier une arme ou un marteau suffisamment bien pour les lui ôter. Et pour rien au monde elle ne voulait lui demander cela. Ni quoi que ce soit d'autre. Ils ne se comprenaient plus depuis l'incident avec Celedir et rien de ce qu'elle avait tenté n'avait arrangé les choses. Pourtant il continuait à la surveiller jalousement, mais de loin.
Haussant les épaules, elle se leva et reprit son chemin dans les rues d'Insohel, un manteau élimé étroitement serré sur ses épaules. Le château du duc se dressait au milieu des habitations et elle allait droit dessus. Est-ce que Harod la suivait ? Peu importe. Pour ne fois le géant blond en serait pour ses frais, il y avait peu de chances pour qu'on le laisse passer là où elle allait.

Les grilles du château étaient levées, quelle aubaine ! Sûrement le jour des doléances de ses paysans. Elle se mêla à la colonne continue de gens qui entraient, croisa de petits groupes de commerçants occupés à débattre de leurs trocs, des bourgeois venus se tenir au courant de ce qui se disait à la Cour ducale, beaucoup de petits gens en quête de justice -en ces temps de paix souvent  les querelles étaient bénignes- et quelques hommes d'armes chargés de faire régner l'ordre parmi tout ce petit monde. Enfin au terme d'une volée de marches comme elle n'en avait jamais gravi l'adolescente arriva dans une salle qui lui sembla immense.
Tout le monde s'entassait là en attendant son tour de paraître devant le duc assit au fond.
Vaguement mal à l'aise parmi cette foule dense, Cyane jeta des coups d'oeils nerveux autour d'elle et regretta presque que Harod ne soit pas là.


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#5 27-01-2019 20:52:56

Lejuste
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Re : La vie a la cours d'insohel

La salle des doléances était pleine ce jour là. Le froid était l'une des raisons. Beaucoup de gens avaient du mal à ce chauffer en ce moment hélas. Jogar écoutait les gens parler. Certains venaient pour un problème de propriété. Certains venaient pour un problème de récolte. Certains, encore,venaient pour demander un travail pour un fils. Bien qu'il ne pouvait aider tout le monde, il écoutait et faisait tout son possible pour trouver un solution à chacun.

Cela faisait presque deux heures qu'il était là. La salle était encore pleine. Jogar remarqua une jeune femme dans la foule. Il se demanda s'il ne s'agissait pas de l'une des artistes qu'il a était voir incognito hier soir. En effet, on était venu le trouver à son bureau pour l'informer de la présence d'une troupe d'artiste dans sa ville. Intrigué, et ne voulant pas les influencer dans leurs arts, il était allé les voir déguiser le soir. Ce qu'il vit fut agréable. Si c'était bien une membre de la troupe, Jogar avait hâte de l'écouter. Il l'invita à venir prendre la parole en lui posant la question suivante :

Jeune fille, comment puis-je résoudre votre problème aujourd'hui ?

Dernière modification par Lejuste (27-01-2019 20:53:27)


La où se lève l'aube du Bien, les vieillards et les enfants périssent, le sang coule. Mais un vent nouveau se lève avec les Sphoniens.

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