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Communauté de Terre Noire

#1 24-02-2018 23:23:35

Passion Delacroix
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[Libre] Caspellis : Cloisonement et promenade en ville.

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Pièce d'armure qui contre une poitrine naissante se moule pour en protéger un cœur déjà empli d’une froide inclémence. L’on entend les éclats de tonnerre au loin qui bientôt amènera la pluie mais pour l’instant, seul le vent s’occupe de faire battre les pans de cuir épais. Ainsi, sous la riche tente fort ornementée et aussi colorée que possible, l’on prépare la jeune fille. L’habitacle avait été monté le soir d’avant, sur le chemin menant à la Capitale et maintenant, avant qu’ils ne s’élancent tous dans un frappement de sabot vers Caspellis La Belle, damoiselle Passion de la Maison Delacroix se soumettait à son devoir. Après qu’on lui ait glissé la tunique sur son corps juvénile, les protections de métal vinrent s’apposer une à une des mains d’une servante sur son corps. Son poitrail se trouva ainsi à demi inséré pour arborer les gravures finement ciselées dans le fer brillant afin d’y représenter sa maison. Ses épaules et ses avant-bras de même à l’image de grands bracelets plus pour la beauté que pour la sécurité. On n’avait pas manqué d’y ajouter quelques pierres, rouges que ces dernières à la gloire de la Maison Delacroix.

Une maison dont le Régent fomentait quelques caprices. Voici Adalbert, l’oncle de Passion s’était absenté et la fille commençait à se demander si l’homme n’avait pas unit des liens avec l’Empire de Dacres. Elle savait plus ou moins ce qu’il en était de leur présence sur leur île et ne les voyait pas moins que comme des envahisseurs. Cela était une chose, que son oncle tente de trouver une percée pour s’y engouffrer en était une autre. Et ce, plus menaçante encore. Le sachant ainsi dans les terres de Jad en observation pour de longues semaines, elle lui avait tardivement appris son départ pour une toute autre direction. Signifiant son intérêt féminin pour les commérages et le procès qui aurait lieu tantôt. Cependant, l’adolescente prenait de plus en plus de protection. Moins discrète au regard de ses pairs, elle savait sa foi en danger et ses allés et venus pouvaient être épiés. C’est la tête emplis de ces pensées que Passion baissa la tête afin que l’on épingle, dans sa chevelure nouée, un voile immaculé.

Tout cela terminé, Passion se redressa et sortie vivement de la tente alors qu’un homme d’arme en rabattait les pans afin de lui donner passage. Les Delacroix s’étaient de fait enrichis ces deux dernières années sous la main autoritaire de la gamine et de son oncle et cela transparaissait non seulement dans leurs atours mais aussi dans la dignité de leur cour. Passion arriva devant une jument pommelée et de sa dextre rejeta sa jupe aux teintes crème afin de monter en amazone. L’homme d’arme l’y aida et sans un coup de fouet, ils s’envolèrent dans un galop frénétique. Passion s’était entourée d’une troupe d’au moins dix hommes, les plus gradés qu’elle avait pu s’attacher ainsi que de leurs écuyers. Ne pouvant les suivre que de très loin, venait les femmes de sa suite, ses servantes et quelques hommes de bien.

Passion souhaitais clairement être vue et reconnue car les deux hommes qui l’encadraient portaient l’étendard aux couleurs de sa Maison reconnaissable à son fond de gueules à croix d’argent. Alors qu’ils foulaient le sol de la plaine, soulevant la terre à un rythme détonant, c’est seulement à l’approche des premières bourgades qu’ils ralentirent l’allure. Menant leur suite fièrement, Passion se tenait droite sur son assiette et menait sa monture parfaitement. Le pas en tout point contrôlé afin d’exprimer le raffinement de son autorité et non pas une quelconque force abrupte. C’est ainsi qu’elle entra dans Caspellis pour la première fois en tant que représentante officielle du Comté de Luvida. Sans nul doute que dès le soir même, la jeune damoiselle recevrait de nombreuses invitations des différentes maisons présentes à la capitale.


Ce qui est connu : Dame de Salpuy et Dame du Comté de Luvida par la Régence de son Oncle, Aldabert Ormond.
Ce qui n'est pas connu : Fidèle des Ombres de Sphonie sous le nom de La Rose Blanche.

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#2 27-02-2018 21:56:39

Geoffroy
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Re : [Libre] Caspellis : Cloisonement et promenade en ville.

Il n'eut guère fallu plus de quelques jours pour le Comte des Marais pour ses préparatifs. Une nouvelle ère débutait, et il se devait d'être aux premières loges si l'on puit dire ainsi. De son domaine basé à Vignesainte, il avait pu apprendre ce qu'il se passait à Caspellis, ainsi que la présence requise des Seigneurs régents sur les divers territoires de l'île. Ainsi, il avait ordonné à ses sujets, ses hommes d'armes ainsi que les gens de son domaine qui s'étaient affairés, les uns s'occupant de monter une garde suffisamment importante pour la protection de leur Seigneur mais sans délaisser la défense de la petite forteresse, les autres ayant pour tâche de penser et mettre de coté tout ce qui aurait pu s'avérer utile et nécessaire pour Geoffroy durant son voyage et pendant son séjour à Caspellis. C'est ainsi qu'il prit le chemin de la capitale avec une garde rapprochée, arborant sur sa tenue militaire à la fois le blason de sa Seigneurie et son Comté, mais aussi celui de l'Armée des Anges ainsi que la décoration ultime qui le représentait comme Grand Maistre des Anges.

Ses gens avaient tout bonnement bien travaillé. Tout se déroula sans anicroches, le trajet optimal, les camps de brigands évités, n'ayant guère de temps pour s'occuper pour l'heure de ces problèmes récurrents sur l'île, jusqu'à atteindre les portes de la Capitale. Il s'était écoulé plusieurs jours depuis son départ, ayant fait de nombreuses haltes, profitant de son passage pour redorer le blason de son armée et enrôler toute personne prête à se donner corps et âme pour la sérénité de cette île, afin qu'elle ne tombe plus sous le joug de l'Empire de Dacres, et surtout afin qu'elle ne s'entredéchire point pour des raisons aussi futile que la soif de pouvoir. Les Anges allaient bientôt redevenir le Garde Fou qu'ils devaient incarner, et il était là pour ça. Quand il eut en visu les portes de Castellis, il ne put que constater qu'un autre groupe, probablement accompagnant un Seigneur, se trouvait à quelques pas à peine de lui et ses hommes. Ils restèrent sur leur objectif pour le moment, le temps de pouvoir observer suffisamment distinctement le blason qui était porté fièrement par deux hommes. Ce blason, il le connaissait, ne serait-ce que par le commerce qu'il avait eu la chance d'instaurer entre leurs deux Seigneuries.

Un sifflement et la troupe se scinda en deux groupes, le premier composé de soldats fantassins et d'archers se décala légèrement sur le coté en restant non loin, le second composé du Comte et de quelques cavaliers en armes, une demi douzaine en tout, s'élança par un trot rapide pour parvenir à hauteur de celle qui devait être assurément la jeune Dame Delacroix. Lorsqu'ils furent à portée de voix, Geoffroy, d'un regard circulaire, capta la position de la Dame, puis présentant ses insignes de l'armée des Anges et son blason, il fut laissé se placer à ses côtés pour le reste du chemin jusqu'à la Capitale.

- "Mes hommages ma Dame ! Puis-je vous accompagner jusque Caspellis ?"

Il inclina la tête lorsqu'elle posa le regard vers lui, se montrant courtois et respectueux malgré le jeune âge de celle avec qui il "trottait" dorénavant, jusqu'à ce qu'elle se lasse qui sait.

- "Cela fait bien longtemps que j'attendais d'avoir enfin l'honneur de vous rencontrer en personne. Il faut croire que les dieux me sourient aujourd'hui."

Il esquissa un sourire franc, puis observa les maisons qu'ils dépassaient lentement mais sûrement, alors que ses hommes restaient non loin d'eux, ne se montrant nullement menaçant mais attentifs aux moindres mouvements de troupes.

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#3 04-03-2018 14:31:05

Passion Delacroix
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Re : [Libre] Caspellis : Cloisonement et promenade en ville.

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Le métal brillait sous le clair soleil d'hiver sous un ciel lumineux mais glacial. Comme les armures d’apparat de ces chevaliers qui, vers la Delacroix, approchaient. Les hommes de sa Maison l'avaient entourée tandis que deux hommes accéléraient leur trot pour intercepter celui qui venait à sa rencontre. D'un signe de tête sec la fille voilée désengagea ses protecteurs qui firent place à la cohorte Angélique en formant une brèche avant de les englober, Ange et Delacroix faisant chemin côté à côte.

« Monseigneur Des Marais, l’avait-elle accueilli en inclinant la tête. Ce serait pour moi un honneur. »

Cette image tandis qu’ils passaient ensemble les portes de la ville était lourde de sens que les deux jeunes gens n’avaient pas réalisé dans l’instant mais qu’ils ne refusaient consciemment pas. La damoiselle Delacroix quant à elle par son statut secret de fidèle Sphonienne, souriait de satisfaction. Il était bon pour elle d’être vue en compagnie d’un puissant.

Elle ne connaissait pas jusque là le visage du nouveau Grand Maître des Anges, mais les oriflammes qui l’accompagnait et son vêtir révélateur ne pouvait laisser planer le doute sur son identité. A savoir que si jamais elle n’avait rencontré l’homme, ses terres avoisinaient les siennes et que sous le nom de son tuteur, elle faisait commerce avec le Comte Des Marais.

« J’éprouve aussi grande joie de faire vostre connaissance Vostre Seigneurie. L’on parle beaucoup de vous ces derniers jours, je dois de fait vous féliciter pour vostre récente nomination… »

Voilà quelques platitudes échangées pour débuter. L’ensemble de leur équipe ralentie plus encore alors qu’ils chevauchaient maintenant dans la ville tous deux sur le devant, bien droit sur leur monture et parfaitement visible. Le chant des commerçants se faisaient entendre de loin de par leurs cris attirants. Passion sentait à l’arrière le poids de la puissance de son homologue par la troupe armée qui les suivait.

« Venez vous pour l'affaire de l'assassinat ? »

Ainsi, il était l'heure des questions... Le regard de la jeune fille se distinguait à peine derrière son voile, de même que son sourire mais sa ligne se devinait comme la curiosité dans sa trop jeune voix.


Ce qui est connu : Dame de Salpuy et Dame du Comté de Luvida par la Régence de son Oncle, Aldabert Ormond.
Ce qui n'est pas connu : Fidèle des Ombres de Sphonie sous le nom de La Rose Blanche.

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#4 06-03-2018 22:31:59

Geoffroy
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Re : [Libre] Caspellis : Cloisonement et promenade en ville.

Parvenu à sa hauteur, le Grand Maistre arborait fièrement ses jalons ainsi que le blason qu'il portait sur la cape qui avait été fixée à son armure luisante. Oh que oui, il était des plus reconnaissables en cette tenue, et c'était bien tout l'intérêt de la chose. Il fallait qu'on le voit, il fallait qu'on le remarque, il fallait montrer que les Anges, malgré l'absence d'Archos, restaient bel et bien vivants et avaient assurément leur mot à dire dans la gestion de cette île. Ils en étaient les protecteurs, et ça, rien ne pourrait le leur enlever. Aux premières paroles de la jeune femme, l'homme qui la dominait largement en nombre d'années vécues, inclina la tête, satisfait de sa réponse positive.

Les deux cohortes ne se mêlèrent tout de même pas, ses hommes restant en retrait, sachant pertinemment qu'au milieu d'autant de témoins, il deviendrait difficile de faire passer un crime pour un accident. Il garda le silence jusqu'à ce qu'elle le félicite sur sa récente nomination, qui lui extirpa un sourire fier avant de porter poing sur le coeur.

- "Je vous remercie ma Dame. Il était grand temps pour moi de rencontrer mes pairs et de me mêler à la vie de cette magnifique île."

Le paysage avançant, la ville était maintenant leur, leurs montures trottant majestueusement dans les diverses ruelles, l'un à coté de l'autre, leurs hommes, leur garde, derrière ou parfois sur le coté lorsque la largeur des rues le permettaient. Il y avait là d'ailleurs beaucoup de vie, ça lui rappelait sans nul doute sa Seigneurie qu'il prenait plaisir à traverser de temps en temps pour se mêler à son peuple. Il était assez étonné, à la voix de sa vis à vis, de la savoir avec de telles obligations, si jeune. C'est qu'elle se devait d'avoir appris à montrer son autorité et à asseoir son règne au sein de ses propres terres. Il n'était déjà guère aisé pour une femme d'avoir le respect de ses homologues masculins, alors une femme aussi jeune, c'était presque cause perdue, mais il fallait croire qu'elle était soit bien entourée, soit extrêmement douée pour le tact et la diplomatie.

- "En effet. Triste affaire que celle-ci n'est ce pas !? J'ai grand hâte d'entendre les résultats de cette odieuse affaire, et espère assurément que le ou les coupables seront châtiés comme ils le méritent. Ces dénués d'honneur ne méritent point de vivre."

Il était clair, limpide, pour lui, un assassinat était un acte d'une lâcheté monstrueuse. Il y avait des règles, de la bienséance qu'ils devaient garder de par leur rang, et surtout, il fallait aussi montrer l'exemple. Montrer que des mains couvertes de sang ne peuvent trouver de repos, et encore moins le salut auprès de leur dieu.

- "Je suppose que vous êtes ici pour les mêmes raisons ? Vostre oncle se joindra à vous ?"

Une petite question qui pouvait contenir une petite pique pour qui lirait ses propos, après tout, il avait tourné sa phrase de sorte de laisser l'insinuation possible de son handicap lié à son très jeune âge, ou sans arrière pensée. Il adressa un sourire à la Comtesse de Luvida et continua de la toiser poliment, avec un certain tact et sans aucune agression verbale ni même de ton légèrement ironique, non le soldat n'était pas en reste quant à son utilisation de sa langue. C'est une arme comme une autre.

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