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Communauté de Terre Noire

#1 05-03-2018 02:19:14

Joss le Forban
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Re : [PV JF] Le camp s'étalait à perte de vue.

D'un pas tranquille, il s'avançait, le bruit retentissant sur les pavés. Il les avait vu qui s'approchaient de la citadelle royaliste, et avait préféré les laisser s'amasser au devant des portes du castel implanté non loin de la capitale ducale, Ostelaï. De toute façon, il aurait été trop difficile pour eux de forcer l'entrée, ils paraissaient harasser par les derniers événements et il était presque possible de discerner du silence. En arrivant à leur niveau, un hennissement se fit entendre, c'était celui d'un cheval, celui-là même sur lequel était juché le lieutenant de la citadelle. A cet instant, l'escorte ne s'attendit pas à voir venir qui que ce soit dans leur dos, ils détournèrent le regard de la porte pour venir se fixérès au niveau du nouvel arrivant. Ce dernier revenait d'un assez long voyage, sa zone de départ était à présent en plein Sud-Est de l'île.

" - Mais que vois-je, messires portent les étendards du royaume Dacre !? Pas peu surpris de vous voir ici depuis votre précédente bataille en Monts d'Argent, mais notamment vis-a-vis de celle que vous venez d'essuyer, me semble-t-il."

Le héraut s'était frayé un chemin parmi ses hommes d'un pas pressé, le casque appliqué sous le bras, pour venir entendre ce que "l'autre" disait et le dévisager d'un peu plus près. Arborant fièrement les armures aux couleurs Dacres, son visage, dirigé vers le ciel, était marqué d'un caractère qui lui était propre et auquel il semblerait ne jamais pouvoir se défaire : il était constamment les sourcils froncés, les veines saillantes au niveau des tampes comme signe d'un énervement, voire d'une sévérité permanente.
Au moment où il s'apprêtait à réitérer sa demande, il fut devancé par l'homme à cheval :

" - Que l'on fasse entrer nos braves hommes dans les murs protecteurs de notre belle citadelle ! Nous avons à nous entretenir !"

Les gardes postés en haut des murailles qui l'avaient reconnus, répercutèrent l'ordre et les portes obéissèrent.
En attendant que ces dernières eurent finis d'être ouvertes :
" - Messire, nous sommes au courant de votre confrontation dernière, nous avons reçu de cela il y a peu la visite d'un homme dénommé Jean de Brun qui nous a fait part de la bataille d'Escarlis. Mais je vous prierai de bien vouloir suivre, nous allons en discuter autour d'un beau repas..."

Le cheval repris sa route passant entre les soldats suivi du héraut au visage "aigri" et de ses troupes.
Ils entrèrent dans l'enceinte.


Un groupe d'Indépendantistes, une Armée d'Anges en gage de paix, des Ombres dans la lueur de la déesse Sphonie, et des Royalistes en fleurs du mal : rien de plus paradoxal, mais rien de plus étonnant en ces terres maudites !

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#2 11-03-2018 22:06:43

Joss le Forban
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Re : [PV JF] Le camp s'étalait à perte de vue.

Une fois que tous eurent mis pied à terre, et que l'on s'occupa de chevaux ou d'autres attirails de l'armée, le lieutenant pris parole :

" - Messires, je vous demanderais de suivre, nous nous rendons auprès du grand maître de citadelle : le sieur Thirius et dans le plus grand calme, malgré votre fatigue, je ne supporterai d'entendre geindre le moindre d'entre vous.
Oui, messire le héraut, je conviens que ce n'est pas de mon rôle que de tenir tel propos mais je vous demanderais de me suivre sans discuter, je vous sais honorable dans vos fonctions."

Les sourcils froncés, il guida la troupe jusqu'à la grand salle qui servait à leur accueil. Marchant un peu en avant du groupe, le reste suivait et, au fil de leur progression dans les couloirs, portait leur regard de droite à gauche à la recherche du moindre détail... Cela aurait pu paraître étonnant de la part de simples chevaliers que de s'attarder sur le jugement des lieux après les journées qu'ils venaient de vivre... Mais il fallait que la citadelle et ces bâtiments reflètent les valeurs du roi et de sa dignité... Le héraut avait constamment se regard perçant qui dévisage ou critique la moindre chose qui puisse passer dans son champ de vision. Le lieutenant était pensif, ces sourcils penchant vers le centre du visage, laissant un front sans ridules qui marquait sa profonde réflexion. Enfin, les portes se présentaient à lui :

" - Nous y voilà, je vous convie à entrer, il va vous recevoir sans plus tarder..."

Ouvrant les portes, ils commencèrent à pénètrer dans la grand salle. Continuant sa prise de parole :

" ...si "tarder" est mot des mieux choisi car voyez-vous...", désignant le siège de citadelle vide, " ...vous risquez de l'attendre fort longtemps qu'il nous revienne des morts, mais je suis tout disposé à vous écouter... dans l'attente de son éventuel retour d'où qu'il peut être. Je suis Joss le Forban."

Les longues tables de réception avaient été préparées et la suite n'aurait pas tardé.


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#3 13-03-2018 10:55:45

Joss le Forban
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Re : [PV JF] Le camp s'étalait à perte de vue.

Le visage froid face aux paroles du héraut, et le sourire à sent du visage marquait le sérieux de Joss le Forban. Le froncement de sourcils fut plus prononcé lorsque son invité inopiné avait demandé si la citadelle était toujours rangée aux côtés de son roi.

Il enchaîna la discussion :
" - Vous avez raison, par Navas, votre postérieur et votre panse ne sont pas assez gras pour ne pas mériter mieux que ça ! Faut-il un contre-coup pour les remettre en place ? Et vos idées par la même occasion ! Que me vaudrait une telle discussion avec un ... héraut... si pitoyable ?Vous ne considérer même pas votre interlocuteur ! Votre respect ? On vous l'a amputé ? Ou il faut aussi que je me charge de votre honneur ? Ou est la dignité de notre roi derrière ces paroles ! Dois-je vous rappeler que vous n'êtes pas ici face à vos hommes, mais à votre hôte sur cette île ! Celui qui vous reçoit est le duc de la terre que vous foulez, donc méfiez vous de ce que vous allez dire. Et ne vous croyez digne d'une marque de respect que je m'accorde à vous donner, alors que vous avez daigner vous présenter à votre arrivée. Une arrivée qui n'a pas été des plus discrètes, et je ne m'étonnerais point que nous soyons surveillé de touts faits et gestes d'autres seigneurs insulaires.
Et ne vous rendez pas trop vite fier d'une telle armée, ceux qui sont sur cette île n'en sont pas en reste !"

Le duc était sévère et très irrité, ces traits étaient de plus en plus marqués, et ses yeux sombres...

" - Comment voudriez-vous qu'un tel échange puisse bien se terminer, en vous y prenant de la sorte ? Vous ne représentez même pas le blason royaliste et ses significations ! Ou est cette éloquence au discours rassembleur, tel les dignes Dacres ? La question ne devrait-elle pas être : Est-ce que la couronne honore-t-elle encore le serment de la citadelle ?"

Il faisait chaud dans la pièce, ou bien ce n'était qu'une sensation invraisemblable. De même, la grande salle richement décorée et emplie de meubles de prestige parvenait à faire raisonner la discussion. A croire que la sortie des chevaliers était inutile !


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#4 20-03-2018 19:55:29

Joss le Forban
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Re : [PV JF] Le camp s'étalait à perte de vue.

Ce n'était pas le héraut qui sentait ses jointures craquer sur l'assise mais bien, les jointures qui sentaient le héraut craquer sous l'énervement.
Ce n'était pas le héraut qui inspirait de l'air lentement et profondément pour se lever tranquillement, mais le fait qu'il veuille se lever tranquillement qui a inspiré au héraut de s'oxygéner lentement et profondément.
Ce n'était pas le héraut qui s'immobilisait devant l'âtre et le feu grondant tendant les mains comme pour se réchauffer, plutôt, l’âtre et le feu grondant qui s'immobilisaient dans ses mains tendues et son regard, le sentant s'échauffer.

Comme avait pu le penser le lieutenant Joss, cette discussion s'envenimait, il s'agissait maintenant à chacun de retrouver un peu de calme pour la poursuivre au mieux.

Le Royaliste tenta d'effacer les traits marqués du visage sous la colère et de ranger un peu de son arrogance.

" - Bien ! Vous me trouvez bien sûr de moi, mais n’est ce pas là de ce qu'on attend d'un royaliste ? Qu'il est au moins confiance en lui et le courage de ses opinions ! Il s'agit là tout de même de garder un peu de mon estime, enfin ! Estime, que je retrouve chez vous : il est très bien que vous veniez au nom du Roi, je n'en attendais pas moins. Tout autre, m'aurais fait me poser bien des questions. C’est bien de lui dont il est question et ce qui nous réunis ici aujourd'hui. La dynastie Dacre et ses valeurs ont fait naître cette citadelle. En effet, qu'aurait-elle pu choisir si elle n'avait pas choisi quelqu'un d'aussi digne que vous… quoi que vous puissiez penser d’elle, vous avez l'âme d'un royaliste, c'est indéniable !  La Couronne a toujours eu fait des choix pénibles et l’a soutiendrais quoi qu'il en soit. Les portes vous ont été ouvertes, je suis ouvert à vous à la discussion : ceci n'est pas pour rien ! Content que vous admettiez que vous soyez en ma demeure et que je sois votre hôte. S'il vous vient un jour la fâcheuse envie de m'inviter sur vos terres, j'en serais fort ravi… il y a là-bas des personnes d'une certaine importance à mes yeux que je ne manquerait pas de revoir… Par contre, me croyez- vous là vraiment capable de l'intention de vous tuer ? Que disais-je ? Que nous étions sûrement surveillé ? A quoi cela me servirait-il alors que ce que nous recherchons c'est redorer l’image Dacre ? Je n'oublies point la princesse, elle a fait son devoir et a grandement aidée dans les objectifs de la citadelle et je l'en remercie. Notre ennemi est commun et malheureusement tant à se renforcer sur l'île. Même si les ombres de Sphonie disent se tenir à l'écart des Téchozins… je n'y crois pas pour un sou. Et le roi a tout intérêt à garder un regard sur l'île ! Ce n'est pas pour rien que nous y sommes implanté. Elle reste une terre qui lui appartenait avant qu'elle ne devienne indépendante...
Je pense qu'avec tout ce que j'ai pu dire, vous seriez à même de trouver, là, la réponse qui s’impose à votre question."


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#5 20-03-2018 22:26:52

Joss le Forban
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Re : [PV JF] Le camp s'étalait à perte de vue.

Non mécontent que la discussion puisse prendre fin dans de bonnes conditions... Joss se leva de son siège et se dirigea vers son invité avec un visage plus apaisé.

" - Elle fera au mieux pour que celle-ci y soit accueillie d'autant de façon que le mérite qui lui revient. La famille Dacre n'a qu'à bien se tenir, les murs de la citadelle pourraient bientôt les prendre de haut !"

Les portes de la grand-salle furent rouvertes desquelles émergèrent les hommes du héraut.
Ce dernier malgré qu'il se soit pris d'une esclaffe n'affichait jamais un rictus, comme s'il avait perdu tout muscles au niveau du visage. Ce qui bien sûr aurait été vu comme absurde. L'accompagnant jusqu'aux portes, Joss ne manquait pas de lui demander si il avait besoin de se faire raccompagner quelque part.


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